Un nouveau chef aux commandes de l’hôtel Le Royal

Source: Explorator

Bon à savoir  08/02/17, France Clarinval

Patrice Noël vient d’arriver au Luxembourg pour devenir le chef exécutif des cuisines de l’hôtel Le Royal. Il délivre une cuisine raffinée et originale.

Après la réouverture du restaurant Amélys et du piano-bar, en mai dernier, un coup de neuf souffle aussi dans les cuisines de l’hôtel cinq étoiles. Le chef Patrice Noël vient de prendre les commandes pour superviser aussi bien le restaurant Amélys, le gastronomique Pomme Cannelle où officie le chef belge Paul Fourier que les buffets et services traiteur de l’hôtel.

Il fallait donc trouver un chef expérimenté, capable de diriger une importante brigade et de développer une carte qui séduise les publics variés des restaurants de l’hôtel. C’est au Canada que la perle rare a été trouvée, où le chef Noël travaillait encore récemment comme chef privé ainsi que dans la recherche et au développement culinaire.

Mais c’est bien de France que Patrice Noël vient, avec une formation en cuisine classique. Il a très vite occupé différents postes dans de belles maisons étoilées en Suisse avant de travailler au célèbre Fouquet’s, puis de s’envoler pour la Grande-Bretagne où il a été chef du restaurant de cuisine traditionnelle française Le Rendez-Vous.

De retour en France, il met ses talents au service de restaurants étoilés puis décide, en 2001, de s’installer à son compte en devenant chef propriétaire du restaurant Urbain Dubois à Saint-Zacharie dans le sud de la France. Le nouveau souffle qu’il offre à cet établissement lui a valu la reconnaissance du guide Michelin et du Gault&Millau en tant que cuisine inventive.

Puis, le besoin de voir de nouveaux horizons le pousse à traverser l’Atlantique, avec un départ au Canada en 2008 pour un nouveau défi. Il y rejoint les équipes d’un Relais et Châteaux à Québec, puis du restaurant La Crémaillère. Il décide ensuite de retenter l’expérience en ouvrant son propre restaurant, La Récré.

«Je fais mon marché dans la nature généreuse pour en récolter les merveilles, où chaque saison fournit son lot de délices», annonce-t-il. Et c’est en effet la saison qui inspire le chef, qui aime jouer avec les illusions et mélanges de goûts.

Ainsi, il a servi à la presse venue le rencontrer un éclair de chantilly de foie gras, avec des Granny Smith et amandes en crumble. Une simple Saint-Jacques suivait avec un risotto de soja à la coriandre. Le travail sur la viande est assez remarquable, avec deux viandes en deux cuissons, un filet mignon de veau et faux-filet maturé Holstein, servis avec une purée d’oignons, jus de veau, pickles d’oignons et légumes de saison. Le dessert était également très fin, avec une mousse coco ananas, fruits de la passion.

Cet aperçu était parfaitement séduisant, mais n’avait pas pour vocation de faire découvrir la carte, plus classique et passe-partout, mais où la qualité des produits et la saisonnalité restent centrales. On sent que le chef Noël veut apporter sa touche à la carte, avec un œuf parfait et champignon de saison, du poulpe en salade avec des betteraves, des légumes racine avec le paillard de volaille ou des pickels de champignons enokis avec le pavé de veau.

«La cuisine est avant tout une source de plaisir qui cajole nos cinq sens», conclut-il en forme de devise.